La Banque centrale européenne (BCE) a laissé ses trois taux directeurs inchangés le 29 octobre 2026. Le taux de refinancement principal reste à 2,65 % et le taux de la facilité de dépôt à 2,50 %, tous deux conformes aux attentes. La banque a indiqué que la hausse des prix de l'énergie crée des risques à la hausse pour l'inflation et des risques à la baisse pour la croissance.
La décision
Le Conseil des gouverneurs de la BCE a maintenu le taux de refinancement principal à 2,65 %, le taux de la facilité de dépôt à 2,50 % et le taux de la facilité de prêt marginal à 2,90 %. Le taux de dépôt est l'intérêt que perçoivent les banques sur les fonds qu'elles placent auprès de la BCE ; c'est le taux le plus souvent cité dans l'actualité. Les textes officiels ne donnent pas de détails sur un vote. La BCE a également confirmé que ses anciens portefeuilles d'obligations, l'APP et le PEPP, continuent de diminuer lentement, car elle ne réinvestit plus les titres arrivant à échéance. Bloomberg a par ailleurs indiqué que la présidente Christine Lagarde avait annoncé sa démission anticipée en marge de la décision. Les textes officiels que nous avons consultés ne donnent pas plus de détails à ce sujet.
Les messages clés du communiqué
L'énergie a été le thème principal. L'inflation de la zone euro est passée à 3,8 % en septembre, contre 3,2 % en août. L'inflation de l'énergie a bondi à 18,9 %, contre 14,3 %, et les prix du diesel et de l'essence ont atteint de nouveaux sommets. L'inflation hors énergie a légèrement progressé, à 2,3 % contre 2,1 %, et l'inflation des services est passée à 3,2 % contre 3,0 %. La BCE a déclaré que l'inflation sous-jacente est restée globalement stable jusqu'à présent et que les salaires ne montrent pas encore de réaction significative. La rémunération par salarié a augmenté de 3,3 % au deuxième trimestre, contre 3,6 % au premier. Elle a toutefois averti que le choc énergétique, plus important et plus durable, ainsi que d'éventuels effets de second tour, risquent de pousser l'inflation à la hausse et la croissance à la baisse. Concernant l'activité, la banque a indiqué que l'économie a continué de progresser au troisième trimestre, soutenue par les investissements liés à l'IA et par les dépenses publiques d'infrastructures et de défense. La hausse des prix de l'énergie a toutefois pesé sur la confiance des consommateurs, et les conditions de financement se sont durcies depuis la dernière réunion. Le taux de chômage s'établissait à 6,4 % en août.
- 1Hausse des prix de l'énergieInflation de l'énergie à 18,9 % en septembre
- 2Remontée de l'inflation globale3,8 % en septembre, contre 3,2 %
- 3Risque de second tour surveilléLes salaires ne montrent pas de réaction significative
- 4La BCE maintient ses taux et reste flexiRéunion par réunion, sans engagement préalable
Elle a déclaré que la BCE est bien placée pour faire face à la forte incertitude actuelle et reste déterminée à ramener l'inflation à 2 % à moyen terme.
Avis rapportés par les sources, pas des opinions d'Optencis.
Comparaison avec les attentes
La décision correspond au calendrier économique, qui prévoyait un taux de refinancement principal de 2,65 %, inchangé par rapport au niveau précédent. CNBC a également fait état du maintien des taux, en citant un taux de dépôt de 2,5 %. Le mouvement des taux étant attendu, l'attention s'est portée sur le ton du communiqué et sur les informations concernant la direction de la BCE. Le tableau de la croissance paraissait déjà plus faible avant la réunion. Notre précédente couverture des enquêtes PMI flash d'octobre montrait une activité des entreprises de la zone euro en croissance à son rythme le plus lent depuis quatre mois.
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La BCE a répété qu'elle suivrait une approche dépendante des données, réunion par réunion, et qu'elle ne s'engageait à l'avance sur aucune trajectoire de taux. Ses décisions dépendront des perspectives d'inflation, de l'inflation sous-jacente et de la qualité de la transmission de sa politique à l'économie. La banque a indiqué que les prix de l'énergie ont dépassé la trajectoire retenue dans ses projections des services de la BCE de septembre. Cela devrait pousser l'inflation encore plus haut à court terme et la maintenir nettement au-dessus de la cible de 2 % au cours des prochains trimestres. Elle a aussi évoqué son instrument de protection de la transmission (TPI), un outil lui permettant de contrer des mouvements désordonnés sur les marchés obligataires des pays de la zone euro.
Sources : Banque centrale européenne, CNBC, Bloomberg.



