Le taux de chômage de la Nouvelle-Zélande a augmenté de façon inattendue au trimestre de juillet à septembre et se situe désormais à son plus haut niveau en 11 ans, a rapporté Bloomberg. Les économistes avaient anticipé une légère baisse à 5,5 %, contre 5,6 % auparavant. L'annonce intervient à trois jours seulement des élections nationales.
Ce qui s'est passé
Les chiffres trimestriels officiels du marché du travail montrent qu'un plus grand nombre de Néo-Zélandais étaient sans emploi qu'au cours des trois mois précédents. Au lieu de la légère amélioration que les économistes avaient inscrite dans leurs prévisions, le taux de chômage a progressé. Selon Bloomberg, il atteint ainsi un niveau qui n'avait pas été observé depuis 11 ans.
Les chiffres
Au trimestre précédent, le taux de chômage s'établissait à 5,6 %. Le consensus du calendrier économique était de 5,5 %, ce qui aurait représenté une légère amélioration. La lecture effective ressort au-dessus du chiffre précédent : le résultat a donc déçu les attentes dans le sens opposé. L'ampleur de l'écart compte pour les marchés, car les prévisions déterminent la façon dont les prix sont positionnés avant une publication.
Pourquoi c'est important
Le marché du travail est l'un des principaux indicateurs qu'utilisent les banques centrales pour juger de la santé d'une économie. En règle générale, un marché du travail qui s'affaiblit peut conduire une banque centrale comme la Reserve Bank of New Zealand à envisager une baisse des taux d'intérêt pour soutenir l'activité, tandis qu'un marché du travail solide pointe dans la direction inverse. C'est pourquoi les cambistes suivent de près les données sur l'emploi : l'évolution des anticipations de taux d'intérêt se répercute souvent sur la valeur d'une devise, ici le dollar néo-zélandais. Le calendrier ajoute une dimension politique. Bloomberg a relevé que la hausse du chômage accentue la pression sur le gouvernement, à quelques jours du scrutin. Pour les marchés, l'élection compte surtout par ce qu'elle pourrait signifier pour la politique économique et budgétaire.
À lire aussiAperçu Bank of England : un Bank Rate attendu à 4,00 %, contre 3,75 % actuellementCe qu'il faut surveiller ensuite
Le premier événement est l'élection elle-même, plus tard cette semaine, qui fixera l'orientation politique du prochain gouvernement. Ensuite, nous surveillerons les éventuelles réactions de la Reserve Bank of New Zealand et des économistes, à mesure qu'ils actualiseront leur analyse du marché du travail. Comme toujours, une seule publication de données ne constitue qu'une pièce du tableau, et les marchés chercheront une confirmation dans les chiffres à venir.
Sources : Bloomberg.



